[RétroTest#47] Rentrée rétro 100% Megadrive

Comme j’en ai déjà parlé cet été, mes petits gosses adorent passer les heures chaudes – d’ordinaires allouées à la sieste – à me regarder jouer à des jeux rétro. Si la Megadrive de Sega est souvent à l’honneur, c’est parce que je la connaissais bien étant ado, et je peux donc en mettre plein la vue aux gosses tout en me faisant plaisir.

En effet, on ne se lance pas dans les jeux rétro 16 bits comme ça, à l’aveuglette, car ceux-ci obéissent à une autre logique que les jeux d’aujourd’hui. Il n’y a bien souvent aucun tutoriel de prise en main des commandes et la difficulté générale est assez élevée, ce qui oblige à se retaper X fois les mêmes passages, voire le jeu entier (à cause de l’absence de sauvegarde quand on éteint).

Petit florilège des jeux auxquels j’ai joué la semaine dernière pour préparer ma rentrée en famille :

KID CHAMELEON

Comme Rocket Knight Adventures, c’est un titre unique de la Megadrive qui n’a existé sur aucune autre machine. Le jeu est d’ailleurs culte pour ses nombreux fans. Il existe plusieurs modders, ainsi qu’une encyclopédie Wiki dédiée, et franchement, y’a de quoi. En effet, le jeu propose un total de 103 niveaux, certes avec des ponts et des raccourcis, mais sans mot de passe ni sauvegarde. C’est un jeu dense et hardcore à l’ancienne, que je n’ai jamais réussi à finir à la régulière. C’est d’ailleurs ce qui fait son charme, étant donné le scénario du jeu (il faut vaincre l’IA d’un jeu d’arcade virtuel devenu fou). On peut même être coincé dans un niveau : mettre la pause permet, via une option, de recommencer le niveau contre une vie… histoire de pas attendre la fin du timer.


Le style du jeu est à mi-chemin entre un Mario Bros et un Megaman, pimenté à la sauce Marvel. Tout le fun du jeu tient au fait qu’il faille ramasser des casques pour se transformer et acquérir des pouvoirs, parfois indispensables. Berzerker, par exemple, peut casser des murs avec sa tête, Iron Knight peut les escalader, Cyclone (le meilleur !) peut carrément s’envoler par dessus… Mes gosses adorent toutes ces transformations, évidemment ! La plupart des pouvoirs s’activent avec le bouton C, mais il y a des petites astuces à connaître hélas indspensables. Par exemple, Iron Knight est lourd et peut casser des blocs en retombant d’assez haut, Red Stealth saute le plus haut et attaquer vers le bas casse des blocs, le Kid peut faire une espèce de roulade sur un bloc façon double saut, etc… Moins accessible qu’un Flashback, donc !


Également, un point à la fois positif et négatif : ramasser des diamants confère un pouvoir spécial à partir de 20 diamants et un pouvoir puissant à partir de 50 diamants. Chaque pouvoir est différent selon la transformation, par exemple, Maniaxe gagne une vie supplémentaire en échange de 50 diamants, le meilleur pouvoir à mon avis ! L’ennui c’est que sans les instructions du jeu, on ne sait pas quel pouvoir fait quoi, et pire, on ne sait pas forcément comment les activer. Coup de bol, je m’en souvenais : il faut faire A+ start, mais faut le savoir quand même ! Après, c’est pas indispensable non plus pour finir le jeu.

GOLDEN AXE 3

Sans doute mon préféré de la série, malgré les pouvoirs spéciaux du barbare et les graphismes généralement plutôt moches, et une certaine nostalgie pour le 1er opus, dont la bande son est mémorable. Alors pourquoi jouer à celui-là ? C’est que, pour une petite partie occasionnelle avec enfants qui regardent, la variété des chemins proposés par le jeu permet de ne pas s’ennuyer. J’ai réussi à atteindre le dernier niveau en jouant détendu, mais j’avoue avoir un peu été rebuté par la platitude des combats. La version arcade (qui propose même d’incarner une guerrière centaure !) est décidément de meilleure qualité. Dans le même style, décidément, rien ne vaut un Streets of Rage Remake.

SONIC 3 & KNUCKLES

Là, on revient dans une exclusivité de la Megadrive. « C’est un Sonic » me direz-vous « rien d’exclusif, il y en a eu d’autres, y compris sur d’autres supports ». Sauf que ce Sonic-là a ceci de particulier qu’il est constitué de deux cartouches de jeu emboitées l’une dans l’autre par le système de lock-on. Ce système existait vaguement avec les add-ons de triche de type action replay, mais c’est bien la seule fois qu’on le trouvait pour faire fusionner deux jeux.

La grande force de Sonic 3 et Knuckles est donc de faire fusionner le jeu Sonic 3 (profitant au passage de sa pile de sauvegarde et de la possibilité de jouer avec Tails) avec le jeu Sonic et Knuckles, ce dernier étant beaucoup moins fun dans sa version indépendante, mais offrant rétrospectivement la possibilité de jouer avec Knuckles dans les niveaux de Sonic 3. Les développeurs avaient prévu leur coup, comme en témoignaient  divers passages cachés de Sonic 3, atteignables en utilisant les codes triche de debug mode. La cartouche est aussi compatible avec Sonic 2 et Sonic 1, mais je ne développerai pas davantage le sujet ici.

Bref, une fois les deux jeux réunis, le super-jeu obtenu est long et épique, et il m’aura fallu plusieurs jours pour le finir, de quoi tenir mes gosses en haleine – merci la sauvegarde ! – avec les 7 émeraudes + les 7 super émeraudes. Les ultimes transformations en hyper sonic / hyper tails / hyper knuckles valent vraiment le coup ! Cependant, le gros défaut de ce jeu réside dans les special stages. Autant ceux de Sonic 2 étaient d’enfer, autant là c’est la migraine assurée et la crise de nerfs. D’ailleurs, une fois arrivé dans la deuxième partie du jeu, les super-anneaux qui donnent accès aux special stages deviennent très rares et la moindre erreur devient fatale.

Les derniers niveaux du jeu, à partir de Hidden Palace Zone sont grandioses, faisant le lien avec Sonic 1 et Sonic 2  : tout se tient ! Le final de la Doomsday Zone conclut dignement la série, et aucun autre Sonic sorti depuis aura pu me satisfaire. A moins que Sega ne nous prépare quelque chose ? Que peut-on attendre de la nouvelle édition Sonic Mania prévue pour le printemps 2017, façon 16-bits ? J’attends de voir.

STREET FIGHTER 2′ CHAMPION EDITION

Allez, je termine sur un petit classique, auquel j’ai énormément joué ado, et qui nous a tenus en haleine une petite heure mes gosses et moi. Adapté très tardivement sur Megadrive et laissant la part belle à la Super Nintendo, autant vous dire qu’à l’époque je suis devenu comme dingue quand il est enfin sorti.


Parfois décrié, ce SF2 n’est pourtant pas si mal et propose pour la première fois sur 16-bits un mode « dash » et la possibilité de jouer avec les 4 boss. Indécrottable, j’ai choisi Ryu. Malgré la difficulté de prise en main avec la manette à 3 boutons, je n’ai perdu aucune fois contre les adversaires de base, pas mal après toutes ces années ! Les boss m’ont par contre posé problème : il m’aura fallu un continue pour Balrog, deux pour Vega, un pour Sagat et cinq ou six pour M. Bison. En arcade, ça m’aurait coûté cher ! Mais j’avais quelques souvenirs des failles de l’IA de certains personnages qui m’ont bien aidé. Ce jeu reste d’ailleurs encore mythique aujourd’hui.

Voilà tout pour la rentrée !

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s