[Test#29 : un rpg mystère ] Du bon RPG sans prise de tête, enfin.

En ce moment de repos bien mérité — bref des vacances pour souffler — j’ai décidé (après avoir rempli mes obligations de papa : enfants, femme et travaux d’extérieur d’avril 😉 ) de me replonger dans un RPG sympatoche. Plusieurs choix s’imposaient à moi :  Pillars of Eternity sur Mac, Xenoblade sur N3DS ou Dragon Age Inquisition sur PC ? Et donc the winner is … !

Tout d’abord, honneur aux perdants, les lauréats qui n’ont pas été choisis

Le très ambitieux Pillars of Eternity. Il est vrai que le jeu est une ode aux rpg d’antan et fut financé sur kickstarter par des puristes éternels-soupirants à un nouveau Baldur’s Gate. Tout ici sent bon la naphtaline des boites en carton et des jeux de plateau : de l’expérience à construire, de la stratégie rejetant tout bourrinage aveugle durement sanctionné et un univers profond qui a été très travaillé. Gros coup de cœur pour l’écriture des textes (on voit la patte des créateurs du génial Fallout : New Vegas), tous sont assez bluffants pour poser l’ambiance, ici démonstration :

Mastoque, non ? Le jeu est à l’image du peaufinage d’orfèvre qu’Obsidian lui a consacré. Tout, tout est précis : de la formation du personnage, de ses capacités, ses avantages/ difficultés… à l’univers qui baigne dans l’heroïc-fantasy pur jus. Bien qu’étant fan de l’ambiance elfe et nain en short, pourtant j’ai du abandonner face à la quête folle (sic.) de perfection de ce titre ! Oui, il est clairement destiné aux ayatollahs du genre et ceux ayant BEAUCOUP de temps à consacrer à un jeu, loin des possibilités de n’importe quel papagamer. La compréhension des mécaniques du jeu n’est pas simple et l’arrêt de session prolongée sont irrémédiablement des freins pour se replonger dedans (sans parler des sessions courtes véritablement suicidaires pour ce style de jeu). Autre exemple, l’aspect des combats assez déstabilisants, car réglés aux cordeaux. Ils bénéficient d’un mode « pause », où le joueur doit indiquer la future action de chacun de ses personnages, puis il doit éviter que le combat lui échappe (et cela est souvent le cas, avec moult explosions et parfois une caméra bloquée dans un angle, qui rendent la scène peu lisible). L’attention du joueur est donc constante, il lui faut éviter à chaque instant qu’un de ses personnages se fasse trucider en… attendant son prochain ordre. Ouach ! Autant vous dire, fan de Mass Effect, Diablo ou Witcher,  passez votre chemin : le style est brutal et la difficulté trop élevée (même en facile !). Perso, j’ai tenté d’y consacrer 3h-4h, mais le challenge est trop élevé pour moi, je le confesse : sans enfants, étudiant et avec une montagne de temps, oui j’aurais pu sombrer, mais plus maintenant, triste, mais vrai.

Xenoblade : qu’est-ce que ce jeu est… moche

Hmm de la bonne texture ! Quel scandale.

Après avoir terminé Zelda’s Majora sur New 3DS (et à 100%, tous les masques, tous les 1/4 de cœurs, et quêtes annexes, pas perdu la main donc), j’ai regardé avec intérêt le portage de l’ancien Xenoblade (Wii) sur New 3DS que j’ai acheté sur conseil de ce bon Hujyo. Premier constat peu amène : qu’est-ce que ce jeu est… moche ! Franchement, ne pas avoir retravaillée l’image ainsi, cela relève de la grande malhonnêteté vis-à-vis des fans de l’ancienne version et du foutage de gueule pour ceux qui découvrent la série ! Du coup, j’ai décidé de laisser le jeu pour cet été sur la plage, car l’univers semble immense ce qui rattrape l’ensemble, wait and see donc.

Le vainqueur est donc … « Dragon Age : Inquisition »

 Ayant touché au jeu fin 2014, je n’avais pas accroché directement à ce troisième épisode de la série Dragon Age : une gestion au clavier lourdingue des combats –  cette fois-ci trop hack’n slash, ultra foutoir – et sans l’aspect stratégique génial du premier épisode (qui reste vraiment un excellent jeu pour cette nouvelle licence lancée en 2009, à la différence de sa suite catastrophique). Pourtant ce Dragon Age : Inquisition m’avait laissé un bon goût en bouche, un peu comme un vin qui s’apprécie avec le bon met ( 😉 pour Lamyfritz), et je décidai alors de le laisser au chaud dans mon disque dur.

Petit, petit …

Trouvant du temps et surtout grâce à l‘achat d’une manette de qualité pour jouer sur mon bel iMac, notamment à Assassin’s creed Unity, m’ont décidé de me replonger dedans. Je suis aux anges devant un jeu qui finalement n’était pas du tout attendu et reste une excellente expérience, moins douloureuse qu’un Pillars of Eternity, en simplifiant tout ce qui me rebutait dans le jeu d’Obsidian.

Une profondeur de jeu démente et appétissante.

Le talent d’écriture de Bioware

L’univers de toute beauté remplit le cahier des charges du RPG à l’occidental : le monde du jeu est menacé par une engeance démoniaque annihilatrice qui ouvre des brèches temporelles pour lancer ses troupes d’invasion, et nous en tant qu’élu, pouvons mystérieusement les refermer. A cela s’ajoute, un background politique classique de lutte de faction entre mages et templiers, qui sur le point de faire une trêve, replongent dans les affres de la guerre, le tout baignant dans un univers d’heroic-fantasy complet (du dragounet au dragon géant, des elfes, des nains, des engeances démoniaques, etc.). Les quêtes très nombreuses ne manquent pas de tomber dans les travers du MMORPG à la Warcraft (tuer 10 béliers, 10 loups…), mais sont relevées par le talent d’écriture de Bioware (papa de Mass Effect tout de même) qui donnent à l’ensemble un enrobage scénaristique intéressant sur la quête principale et les quêtes annexes (avec de sombres histoires d’assassinats, une roue de dialogues intelligents… ). Mais là, on peut tirer notre casque chapeau à l’organisation des espaces de jeu : c’est l’immensité des cartes qui amènent le joueur à des aller-retour non redondants avec des centaines de choses à faire : ici tuer des bandits, là fermer des failles temporelles, ou là-bas détruire un camp de mages ou de templiers pour faire cesser leurs affrontements locaux (et avec le plaisir de voir que nos actes ont des résultats : l’environnement évolue selon nos actions !).

Le fun est toujours présent

Le système de combat qui me semblait confus au départ, en faite est bien proportionné, bien qu’il ne surpasse pas le premier Dragon Age : Origins (DAO), il évite la catastrophe du second. Sur un modèle équivalent à Pillars of Eternity (qui l’a finalement repompé sur DAO ?), le joueur peut contrôler n’importe quels protagonistes de son groupe par simple pression de la croix directionnelle, et avec « Start » il peut stopper le combat pour indiquer la future action à réaliser (mais une à la fois, contrairement à DAO, ce qui limite les stratégies, quel dommage). Cependant, l’ensemble est assez dynamique, on peut jongler sur les caractéristiques de chacun, tout en se focalisant sur un des membres du groupe (que cela soit le magicien, le voleur, le guerrier…) ou laisser l’I.A. du jeu se débrouiller seule.

Bref, on évite les prises de tête à la Pillars of Eternity avec sa difficulté redondante ! Même si ici le challenge peut se corser, avec + de 7h de jeu au compteur le fun est toujours présent. Désormais je n’ai qu’une hâte : celui d’aller tâter du dragon, notamment celui qui illustre mon article, rude mais appétissant programme !

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2 réflexions sur “ [Test#29 : un rpg mystère ] Du bon RPG sans prise de tête, enfin. ”

  1. Merci pour cette belle analyse de quelques RPG du moment qui m’oriente exactement vers ce que je recherche !
    Un feel good RPG sans prise de tête avec des mécaniques simples et une progression sympa visiblement (et bien réalisé pour ne rien gâcher à priori)
    Pillars me tente évidement mais bon #onesttropvieuxpourcesconneries
    Et dire que j’avais backé wasteland 2 en espérant me le faire un jour ahah je pense que c’est encore pire que l’ami Pillars…

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    1. Pour Pillar, oui oublie : plus le temps ! Par contre pour Wasteland 2, il ne faut pas le lâcher sinon impossible de s’y remettre, expérience perso. Un autre jeu sympatoche découvert récemment et fait en partie (12 h) : Divinity SIn Original en promo (dans sa version Ultime patchée, etc.) : du bon RPG mais aussi très exigeant.

      Aimé par 1 personne

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