[matos#12v.1] Retour sur l’émulation

Source : http://geektionnerd.net/emulation/

Ha ma découverte de l’émulation via internet, il y a plus bien 14 ans maintenant ! Hé oui, au début de l’Internet grand public, au début des années 2000 donc. Bien que l’on peut dater la diffusion d’internet à la fin de la décennie 90, je me souviens de mon premier émoi avec l’envoi d’un mail lors d’un voyage à l’étranger à la famille qui le consultait … sur leur minitel ;). Ha oui jeune public, internet à la maison/ sur téléphone ou encore au lycée cela relevait de la science-fiction – bien loin de nos jours où internet est un outil pédagogique à part entière pour nos jeunes collégiens/ lycéens (quand le matos fonctionne bien entendu).

Ha nostalgeek quand tu nous tiens.

Disquette dont la production s’est arrêtée … en 2010

Ainsi, grâce à mon modem AOL,  j’ai pu découvrir un monde que je n’aurais pas imaginé : celui de l’émulation ! Sur le conseil de mon cher Huyjo (s’en rappelle-t-il ?), j’ai découvert une ludothèque qu’ado je n’aurais pu avoir et surtout rêver : sous mes yeux ébahis, je pouvais télécharger des milliers de Roms – qui loin d’être rejetés comme le sont ces pauvres hères errant dans nos métros – me permettaient de (re)découvrir des jeux de la Snes, Megadrive, Neo-geo, Pc engine, Game boy … ha quelle folie ! J’ai pleuré de joie et des larmes de sang en voyant la possibilité de jouer à des jeux mythiques sur tous les supports qui me faisaient rêver à l’époque. Spéciale dédicace ici à la Rolls des consoles, la Neo Geo, avec ses jeux impossibles à posséder en raison de leurs tarifs prohibitifs à l’époque (que cela soit les jeux ou la console d’ailleurs) : Metal Slug, Fatal Fury, Art of fighting, Marks of the wolves … et j’en passe ! D’ailleurs pour couper court à toute promotion d’utilisation illégale de roms sans en posséder les originaux dans cet article, ces derniers ne furent pas innocents dans mon acquisition de ma très belle NEO GEO X de Tommo/ SNK quelques années après ou mes divers rachats de consoles et de jeux qui ornent ma bibliothèque désormais. On trouve ici un des buts de l’émulation : faire découvrir des gloires passées et déclencher des achats (parfois compulsifs !) pour posséder des jeux officiels sur des machines qui le sont tout autant. Sans l’émulation, je ne pense pas que je serais retombé dans le rétrogamming et la collection qui va avec, c’est un fait avéré pour moi… et pour de nombreux autres collectionneurs.

Tiens ce débat stérile,  cela ne vous rappelle rien ?

Le point sur la légalité ou non des roms est l’un des enjeux autour du format. Ces roms étant en diffusion plus ou moins légale sur Internet, ces derniers donnent lieu à une lutte sans fin entre partisans d’une diffusion de ces biais culturels face aux aboutissants du respect du droit de propriété intellectuelle… tiens ce débat stérile,  cela ne vous rappelle pas un article sur octopaddle.fr ? En effet, si légalement utiliser un émulateur est autorisé (c’est un programme après tout), l’alimenter de certains roms (ceux non laissés dans le domaine public comme les jeux CPC d’Amstrad par exemple), c’est MAL, capiche ?… Pourtant, on ne peut que se gloser de la politique de certains éditeurs qui défendent becs et ongles leurs licences souvent tombées dans l’oubli, et leurs combats perdus d’avance auprès des milliers de sites web diffusant ces roms sans leurs autorisations.

Bien que les ayant en format cartouche, j’ai replongé sur 3DS en 2013 … vil Nintendo ! Et combien le ferons en 2014 avec Zelda : Minish Cap dispo sur eshop et Wii U ?

Mais l’émulation n’est-elle pas utilisée par les éditeurs ? On m’aurait menti ?

Alors que représente de nos jours l’émulation ? Cette dernière a connu une seconde jeunesse en s’étant démocratisée et a balayée les tentatives judiciaires de nombres d’éditeurs devant le tsunami de pratiques : nos vieilles gloires passées se retrouvent désormais sur tous les supports : consoles de salon, portables (PSP, DS), téléphones, tablettes et sur n’importe quels PC. Outre son aspect ludique, facilitée par sa simplicité d’utilisation (sans parler qu’elle se trouve désormais au format Flash via des navigateurs internet), elle est désormais utilisée par les éditeurs toujours en course : Sega, Capcom, Nintendo et même Sony via leurs remakes ou magasins en ligne (on ne fait pas de petits profits à ce titre). Personnellement, il m’arrive d’acheter des jeux rétro au format numérique si je trouve un intérêt à le posséder (et parfois accepter une refonte graphique si elle réussite) : on peut penser à Duck Tales ou au fantastique Final Fantasy VII (dont la version HD se fait attendre pour y jouer sur grand écran), jeu que je possède en boîte et dont j’ai opté pour la copie numérique sur Ps Vita … quel pied de jouer au plumard à ce mythe.

Oh bien sûr, les puristes me diront que rien ne remplace le jeu cartouche et le support d’origine, et je plussoie étant moi même collectionneur. Mais l’avantage de l’émulation ne reste-t-il pas la possibilité de trouver des jeux n’ayant pas accosté le continent européen à l’époque, et se voyant désormais grâce à des fans traduits dans la langue de Molière ? Quel dommage d’ailleurs que peu d’éditeurs ne fassent l’effort de proposer d’anciens jeux rétro avec traduction (et de qualité), car ce n’est pas les équipes (de traducteurs) qui manquent sur le net ! Quid d’un Mother ou Secret of Mana 2 sur 3DS, M. Nintendo ?

Quel souvenir, non ?

A linker to the past

Ainsi pour remédier à ce manque, tout en liant le confort de jouer sur nos antiques machines un merveilleux outil fut inventé : le linker. Basé sur un circuit imprimé, protégé dans une cartouche similaire à la console qu’il utilise, le linker permet de jouer à ces gloires passées, bien souvent tombées dans l’oubli et d’utiliser des traductions de jeux sortis qu’au Japon. Mais ce ceci est une autre histoire … que je vous ferais découvrir bientôt avec mon test du SUPER EVERDRIVE CHINA VER.!

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2 réflexions sur “ [matos#12v.1] Retour sur l’émulation ”

  1. Ah, l’émulation, moi aussi j’ai découvert ça il y a 14 ans. Etant gosse, il y avait un seul mec à l’école qui avait la néo géo – c’était le gosse de riche du coin – avec seulement deux ou trois jeux (il faut voir les prix, même encore de nos jours) dont un jeu de golf bien pourri, supersidekicks( je crois) = jeu de foot = j’aime pas de toutes façons, mais surtout Samurai Shodown, le meilleur jeu de sabre 2D de tous les temps. J’ai un faible également pour la série des Métal Slug, à l’exception du 4, bien pourri.

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  2. Ahhhhhhhhhhhh mais bien sur la découverte des ROMS Neo Geo mi 2000 avec l’ému Best seller Neoragex !
    Je me suis perso délecter en effet des Metal Slug mais aussi des différents jeux de STOMB (Mark of the Wolves en Tête)
    Depuis pour me dédouaner de cette semi piraterie je me suis procurer une Neo Geo Jap en bonne et due forme (mais en aucun cas les cartouches de ces jeux vu le prix mirobolant demandé…)
    Découverte également des RPGS traduit par les soins de la team Terminus avec Seiken densetsu 3 ou l’intemporel FF6 !
    Merci pour ce bel article 🙂

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