[Je(u) vi(déo)#7] Etre gamer et parent

Comment indiqué lors d’un précédent post, la peur du manque de temps est récurrente quand l’on prend de la bouteille et arrivent les premiers (charmants) pleurs nocturnes de notre marmaille … entre couches, culottes, biberons, bains, boulot, courses alimentaires plus lourdes – bref l’intrusion de nouvelles activités fortes occupantes, à défaut d’être distrayantes (quoique les bains soient un moment unique pour les parents) – remettent bien en cause notre activité vidéo-ludique ou toutes passions liées à l’imaginaire (mot bien plus sensé que le terme de geek qui ne veut plus rien dire depuis que j’ai lu que Fillon – oui, oui  notre François Fillon la tête de **** s’en prend pour un –  …. mais où va le monde franchement).

Quartier lointain, un manga qui puise dans cette nostalgie si douce et cruelle

La question se pose dans un premier temps pour le parent trentenaire, qui a bien profité de ses vingt ans pour voyager, étudier, picoler/ bringuer et jouer. Mais comment trouver désormais un moment pour s’adonner à notre passion commune sans sacrifier le temps nécessaire pour couvrir d’amour et éduquer sa belle et prospère progéniture. Ha les enfants, vaste question pour le gamer… si la seule expérience de gestion humaine fut pour moi un génialissime (mais qui a mal vieilli) Sim City sur SNES, point de réelle expérience maternelle/ paternelle pour ma part avant. Oh oui, comme bien d’autres j’ai tâté du Pokémon et du Sim’s un temps, et il est vrai que si chopper un Pikachu se fait avec une pokéball, faire cramer un Sim est simple, désormais point de pokédex pour savoir comment laver, tenir, parler à sa descendance … sans tenir compte également d’une expérience parentale qui comme du multijoueur possède ses bons amis, non avares d’un coup de main, ses traîtres qui se défilent le soir d’une sortie cinéma tant attendue car prévue 4 semaines à l’avance ou encore – les plus dangereux – ses trolls grand-parents toujours en embuscade d’un reproche sous la forme d’un conseil bienvenu… bref, welcome to parent’s park.

Outre le fait que cela oblige une nouvelle organisation en terme de rangement – adieu salon à disposition pour l’armada de consoles rétro-next gen posées et parfaitement alignées sous la télévision – le temps devient bien plus rare. Le boulot par exemple, qui semble avant la maternité/ paternité une activité numéraire, stimulante, mais jamais chronophage change du tout au tout. Fini le vaste temps pour gambader à Hyrule, dans les locaux de la Shinra ou sur les terres désolées d’un Morrowind, le temps d’un week-end, de soirées ou lors de congés bien mérités. La maternité/ paternité transforme ces longs moments de calme, de temps à perdre en de vastes effluves d’un passé mythique. Oh attention pas de francs regrets, car la nostalgie peut-être un poison quand elle consiste à altérer la vision du présent et à se plonger dans des temps mémorables, qui n’ont finalement jamais existé.

Je le savais, un bébé peut-être dangereux (Zombie ate my neighbors)

Enfin, je me rends compte qu’il m’est désormais impossible de faire de longues sessions de jeu : fini les 8h minimum, même le soir trop crevé pour se lancer dedans en raison d’une journée chargée et qui se termine plus tardivement avec ses petits marmots… Bien que cela me fasse mal au fondement, je peux comprendre le succès des plateformes mobiles qui bénéficient désormais d’un gros engouement, permettant des jeux partout, rapidos … mais pour quel plaisir ? Franchement, m’extasier sur du Candy Crush mouais… A tel point, que lancer une partie sur ma bobox 360 ou ma douce PS3 me motive sans plus … car à quoi bon jouer à 21h45 pour se coucher à 23h ? Et encore sans omettre la fatigue qui risque de compliquer la situation. Le week-end, la marmaille demande à juste titre plus d’attention, et le temps se limite encore …. j’ai opté pour LA solution face à un temps qui file et devient toujours plus précieux : la console portable. Vite dégainée, vite éteinte en cas de couche qui déborde (les crados version 2014) et vite rallumée pour terminer le boss d’un Persona 4 ou d’un Bravely Defaut. Ainsi, j’ai dû m’équiper d’une 3DS XL et d’une belle Vita japonaise comme déjà relaté sur octopaddle. Mais ce manque de temps touche d’autres domaines du père/ mère gamer : lectures, films, sorties … et autant dire que dans le dernier cas, le cinéma devient « tintin » désormais, surtout en couple (heureusement qu’avec un bon vidéoprojecteur on peut s’en passer, si, si et en plus sans entendre le bouffeur de pop-corn voisin) même si les séances de 3h d’un Starwars ou se faire un bon Tomb Raider complique la chose.

Bref, la maternité/ paternité ouvre bien de nouvelles voies dans une relation, mais aussi dans la vie de tout un chacun. Bien plus qu’un bouleversement – être mère, père ne se prépare pas mais se vit – bouscule bien des habitudes. Alors, en dehors du célibat/ castration point de salut ? Ha non, quand même, je ne vais pas prôner le malthusianisme, car passer moins de temps avec un plombier moustachu obèse ou un hérisson bleu défoncé cela signifie plus de temps pour se consacrer du temps à ses moussaillons. L’envers du décors, et que finalement je joue certes moins, mais je choisis mieux les jeux à jouer, ce qui est pas si mal. L’autre solution, mise à part tâter de la portable, c’est de jouer sur PC (session également courte et rapide, moins chronophage qu’allumer sa PS3, son vidéopojo … bref une histoire de flemme, c’est vrai). Ha et puis, l’une de joies d’être parent, n’est-il pas aussi la joie de faire partager sa passion à sa descendance, et que finalement plus tard, leur faire découvrir nos mondes virtuels cela n’a pas de prix.

Publicités

2 réflexions sur “ [Je(u) vi(déo)#7] Etre gamer et parent ”

  1. Lol : « les 8h minimum » !
    Mais tu ne connais pas le pire, car moi j’ai déjà un ado à la maison et qui SAIT que tu ce que tu aimes et ce que tu as aimé est complètement HAS BEEN, tout en te portant des saletés de type Angry Birds aux nues quand tu t’évertues à expliquer qu’il n’y a rien de plus formateur qu’un Zelda. Argh, dis-je !

    J'aime

  2. Amer et Lapidaire constat
    Perso même sans petit d’homme je préfère dorénavant les sessions de jeu snack plutôt que de me lancer dans des parties jusqu’au bout de la nuit. Car même sans enfant la vie active fait que ça file à une vitesse…

    J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s