[Matosbirthday#4] De la Sega master system à la megadrive c’était plus fort que moi

Ha… les anniversaires des gloires passées ne peuvent rendre que nostalgeek n’importe quel gamer qui a connu l’ère magique des 8-16-32 bits durant son enfance-adolescence-adulescence. Cette année une grande demoiselle, à l’âge où s’amuser toute seule ne suffit plus, l’âge — de pas encore la maturité —, mais d’un recul et d’une fraîcheur suffisante pour s’imposer parmi les plus grandes, bref voici le temps de souffler ces 25 bougies en jetant d’un air pudique un voile sur 25 années — dont bien 10 de bonheur pour nombre de personnes — sur un temps que les moins de 20 ans ne connurent pas : l’ère Megadrive de feu maître SEGA constructeur … allume la DeLorean Marty direction les nineties !

Bon les puristes pourront me rétorquer que la vraie date de sortie fut le 25 octobre 1988 au Japon, mais personnellement je n’ai connu cette console comme bien de petits n’occidentaux que plusieurs années après en 1990 (j’avais alors … 11 ans), lors de la massive communication de Sega en Europe autour de sa bête. En effet, si en 1989 le mur tombait à l’Est, l’Europe découvrait à l’orée des années 90 une avalanche de consoles portées par des marques qui avaient pignon dans le coeur des jeunes joueurs d’alors : le clan NES de Nintendo face à celui de la Master system de Sega qui s’affrontaient à coup de statistiques et de graphismes dans la cour du collège, bref un bon vieux combat entre 8 bits concurrentes (et pour ma part ce fut une belle master system 2 qui trouva sa place au pied du sapin, mais là est une autre histoire, bientôt un comeback sur le site quand je vais recevoir…. de nouveau une belle master system 2 rachetée en occaz’ en boite ces jours-ci, voir photo ci-dessous !).

Bien sûr la fin de ces années 80 ce fut aussi le temps béni de la lutte fratricide entre Game Boy et Game gear où la couleur de la Sega devenait un argument face à une ludothèque Game boy massive et si fantastique (de Super Mario Land à un Zelda si magique), bref une période de folie et Maître Sega, allait tirer (sans allusion quelconque) un grand coup avec sa console sexy doublant ces 8bits précitées par une puissance graphique, sonore (bien que la Megadrive 1 n’était pas encore stéréo, sauf pour sa sortie casque !), une gueule bad boyesque face aux courbes soviétiques d’une NES et surtout des jeux incroyables portés par toute une campagne de pub massive, vraiment plus forte que toi : il suffisait de voir un Sonic pour comprendre le cap passé : une vraie CLAQUE !

Perso, je me souviens encore de son prix : 1490 francs pour le pack classique avec Sonic qui venait de sortir en juin 1992 (227 €, mais représentant en euros constants de nos jours 332,14 €, bref pas très loin d’une PS4 finalement !). Après un noël 1990 où j’ai reçu ma Game Boy puis en 1991 ma master system 2, l’année 1992 fut celle de l’achat du Sonic sur master system 2 à défaut de pouvoir m’offrir le sonic 16 bits qui m’avait fait encore baver en hypermarché au précédent noël. En effet, les bornes de démonstration où les plus grands grâce au privilège de l’âge (et de la taille) jouaient à Castle of illusion et au légendaire Sonic devant nos yeux ébahis et envieux… Mais enfin grâce à mes économies durement gagnées durant l’été 1992, ma promise me fut acquise : Ha ce carton noir, sérigraphié d’un Sonic the Hedgehog, le premier branchement sur la tv familiale et sa vitesse délirante … C’est bien simple, j’entrai dans une nouvelle dimension : vitesse, jeux pêchus tellement bad boy.

(même si la castration 50hz pour nous face à la 60hz jap/US font mal quand on y goûte…)

Mise à part Sonic, comment ne pas omettre tous les jeux qui permettaient à moi jeune joueur de faire de l’arcade à domicile sans dépenser un penny (ou se ruiner en vendant un rein en achetant une Neo-Geo) : tout d’abord la série des Street of rage (1 et 2) et sa bande-son mythique de Yuzo Koshiro, où les mandales — surtout en coop’ — m’ont ouvert de nouveaux horizons. Quelle joie ces rues malfamées que l’on « nettoyait » sans karcher populiste, mais à coup de mandales, bazookas et batte de base-ball. Hé oui jeune lecteur du XXIe siècle bienvenu dans les années 80/ 90 où la violence était soignée par … la violence, Chuck Norris, Stalone et Scharwzy forever quoi.

Comment ne pas citer également le prenant Shadow Dancer : The Secret of Shinobi et son loup sautant sur les sprites ennemis, les supers jeux de licence Disney : Mickey’s castle of illusion, Quackshot avec Donald Duck et son monde merveilleux où le burlesque (bloquer ses ennemis à coup de ventouse débouche-chiotte fallait oser) côtoie des décors chatoyants.

Quackshot
Shadow Dancer : The Secret of Shinobi

Enfin toute une myriade de gloires éphémères, car peu connues, comme le jeu de flipper glauque Dragon’s Fury, le monstrueux Kid’s Chameleon et ses 90 niveaux de folie, les magnifiques shoot’em up de la série Thunder force III et IV (malgré des ralentissements qui poussent la console dans ses retranchements et une difficulté très old school) ou encore la série des Wonderboy (dont le V, Monsterworld où je bloque actuellement devant le Demon king … un calvaire !). En outre, tous ces jeux étaient aussi une initiation à la langue de Shakespeare, autre qu’en cours d’anglais avec la Momone (dédicace à @Hujyo 😉 ).

Dragon’s fury
Wonderboy
Thunderforce IV

 Cependant, mon admiration pour la belle perle noire fut bouleversée par l’arrivée d’une autre console mythique et concurrente, la Super Nintendo sortie en France en 1992 et que j’ai acquis en 1993 en l’échangeant contre ma Megadrive. Ben oui, je vois des regards lourds de sens,  mais face à un amour dont l’on s’est lassé, en raison d’une routine et de limites atteintes (le gameplay d’une snes avec ses 6 boutons est incomparable, sans parler de l’avalanche de titres SIDÉRANTS : Mario Kart, Axelay, Zelda III ou encore Super Mario World que faire ?) m’ont conduit à délaisser ma belle, partie vivre d’autres aventures ailleurs… Si Sega a tenté de poursuivre l’expérience via le mega-CD, le 32 X, bref a tenté de contrer le tsunami Nintendo, Sega s’est bien trop dispersé et ne m’a pas reconquis avec ces extensions (même avec la Dreamcast arrivée trop tard à mes yeux) …

Punaise dès qu’il y a une fente, hop un accessoire … ha le Japon.

D’ailleurs, petite anecdote : entre tous ces modèles, un reste cher à mon cœur : le Multi-mega sorti en 1992 et qui combine une Megadrive/ un Mega-CD et un Baladeur Audio (oui avec des …CD, pour les plus jeunes qui n’ont pas connu ce support, voire celui d’avant les baladeurs à cassettes … pfuiii cela ne rajeunit pas), tout cela dans un boitier réduit. J’ai failli l’acheter à sa sortie, mais un vendeur de boutique spécialisée (ha cela c’est bien perdu) m’avait convaincu de l’inutilité de la chose sachant que j’avais déjà une Megadrive … pourtant de nos jours, je rêverai de mettre la main sur cette machine si classe !

Mais comme tout premier amour, on peut y revenir et dernièrement j’ai (re)fais l’acquisition d’une Megadrive II (qui outre son aspect différent, dispose ENFIN du son stéréo) en boite, grâce à Sieur Hujyo pour…. 40 euros ! Merci vieux !

Megadrive 1 et 2

Et de nos jours que me reste-t-il de cette console qui a fait entrer l’arcade à domicile ? Elle trône fièrement à côté des mes Nintendo et il est vrai que j’ai pu me reconstituer les jeux qui m’ont marqué (le full set ne m’intéresse pas, seule la rejouabilité d’un jeu que je trouve exceptionnel trouve grâce à mes yeux de collectionneurs) : Street, James Pond II, Landstalker, … et demeurent des valeurs sûres pour me replonger dans l’ère 16bits. Cependant si une petite critique peut être faite, elle concerne finalement sa lutte perdue à mes yeux face à la Super Nintendo, malgré qu’elle fut le plus gros carton de Sega toutes consoles confondues avec 40 millions de consoles vendues. La SNES par sa puissance graphique, sonore ou en terme de jeux et sa parfaite maniabilité furent bien au-dessus de sa concurrente japonaise, dois-je reconnaître de nos jours. En effet, les manettes snes furent bien plus souples, précises … et ce qui m’a amené à me procurer récemment, dans un état proche du neuf sur ebouc (je n’en reviens toujours pas, car cela reste très rare) la manette arcade power stick 2 (avec 6 boutons) en boite complète et qui permet de retrouver de vraie sensation d’arcade (le poids, le sticks, …) et comble les lacunes de la première manette.

Pour conclure ce roman fleuve, cette console demeurera un de mes premiers coups de cœur, et je me régale de temps à autres en me replongeant dans d’anciennes licences désormais disparues, voire finir des jeux pour la première fois … Et n’est-ce pas à cela que l’on jauge de la qualité d’une console rétro ?

P.S. : pour ceux intéressés, voir l’excellent numéro Hors-série n°6 du regretté IG MAG consacré à Sega.

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8 réflexions sur “ [Matosbirthday#4] De la Sega master system à la megadrive c’était plus fort que moi ”

  1. « les bornes de démonstration où les plus grands grâce au privilège de l’âge (et de la taille) jouaient à Castle of illusion et au légendaire Sonic  »

    Je m’en souviens comme si c’était hier chez Toy R Us
    Je souhaitais pour que le temps s’arrête ou que mes parents m’oublient là pour que je puisse m’ébaubir encore et encore ^^

    Sinon je me permet un peu de pub sur mes deux premiers souvenirs liés à cette sublime dame en noir, le soir d’un réveillon de Saint Sylvestre 1992…

    https://anotherretroworld.wordpress.com/2015/04/15/premices-16-bits-decouverte-de-la-megadrive/

    Argh mais que vois-je tu as céder aux sirènes Super Nintendesque ? Infamie :p
    Je suis rester fidèle à ma mégadrive jusqu’à ce que la Saturn pointe son nez…Et euh en fait la Playstation fut vraiment plus forte que moi

    Quackshot et Shadow ? jamais pu m’y essayer voila pourquoi :

    https://anotherretroworld.wordpress.com/2015/03/11/souvenirs-de-gamers-frustres-n7-quackshot-et-fantasia-sur-megadrive/

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