[RétroTest #4] : James Pond II, l’excuse pour jouer avec ses gosses

En l’an de grâce 1991, quelques mois avant l’arrivée du hérisson bleu de Sega, émergeait un jeu de plateforme sans prétention sur ma Megadrive, « James Pond II : Code name RoboCod » (que je viens de racheter pour 10 euros complet en boîte). Jeu édité par Electronic Arts avec des cartouches reconnaissables entre toutes, bien que connu pour ces jeux de sports. Dans le palmarès publié par le site jeuxvideopc.com, sur les 11 jeux coup de coeur des joueurs de cet éditeur, 9 sont des jeux de sports … Bon cela n’a guère évolué pour l’éditeur ‘ricain car de nos jours, EA est toujours dans ce créneau très lucratif surtout aux États-Unis d’ailleurs. (Petite parenthèse, jeu de sport ne signifiant pas jeux médiocres, comme le prouve la série de NFL ou NHL (et pas AHL, tu le crois çà ?) qui m’ont particulièrement amusé et fait découvrir les sports 100% US : le foot américain ou le hockey sur glace).

Bref, revenons à nos poissons, car le principal protagoniste du jeu est un poisson-agent secret dont l’armure a la capacité de s’agrandir, de s’agrandir et atteindre des sommets insondables. JPII est la suite de James Pond I : Underwwater Agent, sorti sur Amiga, Atari ST et aussi Megadrive en 1990, édité par Millénium et conçu par le Britannique Chris Sorrell. Ce dernier qui cherchait un héros original, prit pour modèle un .. poisson rouge qui devient progressivement l’agent Pond, clin d’œil au film éponyme d’un autre agent secret … britannique. Cette première version qui place James Pond en opposant à un Dr Maybe pollueur forcené des fonds marins (ha le nom et les objectifs des méchants de l’époque, toute une histoire) fut un petit succès encourageant pour lancer sa suite (et des notes oscillantes dans la presse vidéoludique entre 87% et 93%, ce qui est pas mal : Crevette (Cyril Drevet) dont le pseudo sait de quoi il parle, affirmait dans son test (Player One, n°09): « pas le jeu du siècle, mais sympa tout de même … ! ». Qu’en est-il du second ?

Dans cet opus, James Pond est de nouveau appelé pour découvrir qui a séquestré le Père Noël dans son usine du Pôle Nord et menace de tout faire sauter … cliffhanger de ouf’ à la fin … vous voilà à devoir explorer l’immense usine-château du père noël où travaille une cohorte d’esclaves pour les enfants pourris de l’occident. Les niveaux sont variés et chatouillent la fibre nostalgique des vieux joueurs ou émerveillent les petits n’enfants : de la chambre des soldats de plomb, de sport, à celles des gâteaux dégoulinants de sucres et autres ressources à rendre n’importe qui diabétique ou l’immense lupanar envahi de peluches gigantesques. D’ailleurs ces niveaux sont inspirés de jeu déjà sorti ou deviennent l’objet d’inspiration pour d’autres jeux : de la salle de bain d’Addams Family : Pugsley’s Scavenger Hunt d’Océans, les bonbons et les gâteaux (de Zool), les jouets (Castle of Illusion)… .

  

Débutant le jeu à l’extérieur, le joueur est libre d’explorer (certes assez limité tout de même) et d’aller dans le niveau qui lui sied (certains sont tout de même fermés, se débloquant progressivement). Bien sûr, qui dit ancienne génération, dit du scoring à foison : la multiplicité des icônes, avec des points attribués différenciés titillent la volonté de faire un gros score. Cependant, malheureusement point de sauvegarde ou autres codes pour reprendre le jeu avec tous ses points : le jeu doit se finir en une seule séance … bienvenue sur les consoles Old Gen : 8 et 16 bits, fonctionnaient de la sorte pendant longtemps … il a fallu attendre l’arrivée des RPG qui créèrent les sauvegardes (ou voir Megaman par les codes donnés) pour permettre au joueur de faire plusieurs sessions sur plusieurs jours : révolutionnaire ! Bref petit point noir, car cela devient lassant de tout refaire à chaque session, même si le jeu peut être terminé en 4 h. Sa jouabilité est toujours agréable, étant en 2D, l’avancée est de droite à gauche, mais aussi de gauche à droite ou de haut en bas (on reviendra sur ce point), et la manette Megadrive fonctionne bien (à la différence des tentatives de 3D isométrique, style Landstalker qui relèvent parfois du calvaire, ha … l’habitude du sixaxis depuis la PS1 a tué ces anciennes manettes).

Trouver son chemin, récompense des joueurs gourmands

La possibilité de s’agrandir pour gagner des niveaux supérieurs, rajoute du Gameplay au jeu : par ce biais on découvre de nouvelles zones, on trouve de nouveaux passages, on s’accroche au plafond… . Car James Pond II dans la lignée des grands du genre de plate-forme, de Mario à Sonic, récompense les joueurs gourmands, ceux qui cherchent à trouver de nouveaux chemins, qui ne suivent pas la route imposée et se disent : « tiens ce mur semble creux : bingo ! Un nouveau passage, mais si j’allais à gauche ??? Rebingo un nouveau passage secret à l’intérieur du …passage secret ». Ce jeu est donc le digne successeur de la grande famille des plates-formes 2D, détails au cœur du jeu de plate-forme qui manque cruellement sur les jeux actuels … rien qu’à voir les Mario sur 3DS, on se dit que Big N a choisi la voie de la facilité peu imaginative. Tentez un Super mario world sur SNES, Super Mario Bros 3 sur NES ou le magnifique Kid Cameleon sur Megadrive pour le comprendre ! James Pond II est donc une orgie de passages secrets, d’items cachés qui obligent le joueur à trouver la vraie sortie dans le niveau, à titre d’exemple : au début d’un niveau si vous partez à gauche … vous arrivez à la borne de fin de niveau, alors qu’habituellement nous partons toujours vers la droite, clin d’œil des développeurs à des habitudes de gamers ! Ainsi, si le jeu se torche rapidement en partant dans l’objectif de découvrir les passages secrets, le jeu est IMMENSE.

Perso un coup de cœur pour moi, à essayer en période de Noël l’effet est grandiose, sans parler de le faire avec ses gones car cela reste une expérience magique… Ma fille de 2 ans en est baba, car le Père noël qui ne peut pas livrer les jouets … traumatisme garanti !

4 octo/ 5 : Du fun en barre, de la bonne 2D à croquer !

octo coulocto coulocto coulocto coulocto noir2

D’autres versions sont sorties sur PS1, PS2 & GBA.

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4 réflexions sur “ [RétroTest #4] : James Pond II, l’excuse pour jouer avec ses gosses ”

  1. J’adorais ce jeu, je l’ai fini un paquet de fois. C’est un des premiers jeu avec placement de produits d’ailleurs (les penguin Mc vitties’ il me semble). Je suis réservé quant aux différentes façons de finir les niveaux/passages secrets, à mon souvenir, hormis quelques exceptions qui n’étaient pas la règle, le jeu était assez linéaire (par rapport à un Kid Chaméléon, par exemple). Autre excellent jeu de cet éditeur : Rolo to the Rescue, et les gamins en sont également baba : à tester en famille, succès garanti.

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